Dignité
L'être humain n'est jamais un moyen.

HumanershipUne philosophie du leadership fondée sur la dignité, la responsabilité, la croissance, le service et la transmission.
Le Humanership ne s'invente pas.
Il se révèle.
Le Humanership est une philosophie du leadership qui place l'être humain, sa dignité, sa responsabilité et sa capacité à grandir au cœur de l'action collective.
Il ne cherche pas seulement à obtenir des résultats ou à diriger des personnes. Il cherche à créer les conditions dans lesquelles chacun peut grandir, décider, contribuer, transmettre et devenir capable d'agir sans dépendre de celui qui dirige.
Diriger de manière à faire grandir l'humain et le collectif.
Un leader peut obtenir des résultats tout en diminuant les personnes.
Il peut être performant sans être humain.
Il peut être apprécié sans faire grandir.
Il peut créer de la dépendance tout en pensant avoir créé de la fidélité.
Le Humanership pose donc une autre question :
Que devient l'être humain sous notre leadership ?

Cinq fondations sur lesquelles repose une manière de diriger qui fait grandir plutôt qu'elle ne consomme.
L'être humain n'est jamais un moyen.
Diriger, c'est assumer la responsabilité de l'espace que l'on crée pour les autres.
Le leadership doit créer les conditions de la croissance.
Servir ne signifie pas s'effacer. Cela signifie mettre son rôle au service d'une finalité qui dépasse son propre statut.
Un leadership qui ne transmet rien crée de la dépendance.

Une fonction donne une responsabilité. Elle ne donne pas une valeur supérieure.
Être humain ne signifie pas être complaisant.
La confiance ne se présume pas. Elle se construit.
Diriger, c'est protéger.
Diriger, c'est relier.
Diriger, c'est transmettre.
Le succès du leader se mesure aussi à l'autonomie qu'il crée.
L'humilité ne diminue jamais une personne. Elle l'agrandit.
Le Humanership n'est pas un titre. Il ne se reconnaît pas à un discours. Il se reconnaît dans les comportements et dans leurs conséquences.
Les personnes peuvent parler sans peur.
L'exigence et le respect coexistent.
Les erreurs deviennent des occasions d'apprendre.
Les responsabilités sont réellement déléguées.
Les décisions ne sont pas systématiquement concentrées au sommet.
Les connaissances sont partagées.
Les talents deviennent progressivement autonomes.
Le leader accepte de ne pas être indispensable.
Les personnes grandissent même lorsque le leader n'est pas présent.
Si les personnes deviennent plus capables, plus responsables et plus autonomes grâce à votre leadership, vous êtes probablement sur le chemin du Humanership.
Le Humanership ne se pratique pas avec des règles, mais avec des questions.
Avant de décider
Qui sera affecté par cette décision ?
Avant de diriger
De quoi cette personne ou cette équipe a-t-elle réellement besoin de moi ?
Avant de contrôler
Ai-je créé suffisamment de clarté et de confiance pour permettre l'autonomie ?
Avant de transmettre une solution
Puis-je plutôt aider cette personne à trouver sa propre solution ?
Avant de garder une responsabilité
Est-ce réellement nécessaire que je la conserve ?
Après une décision
Les personnes sont-elles devenues plus capables ou simplement plus dépendantes ?

Le Humanership ne s'oppose pas aux autres philosophies du leadership. Il s'inscrit dans leur continuité et déplace le regard vers ce que les personnes deviennent.
Aucune de ces approches n'est erronée. Le Humanership en est une évolution et une perspective complémentaire.
Le Humanership ne demande pas de choisir entre être humain et être performant.
Il considère que la performance durable peut être construite avec et par les personnes, et non contre elles.

Toute philosophie a ses dérives possibles. Les nommer fait partie de la pratique.
Être humain ne signifie pas éviter les conversations difficiles.
Aider quelqu'un ne signifie pas décider systématiquement à sa place.
Servir ne signifie pas se sacrifier.
Créer une relation humaine forte ne doit pas empêcher l'autonomie.
Le Humanership doit rester confronté aux contraintes réelles : performance, ressources, conflits, délais et responsabilité.
La plus grande menace est de parler d'humanité sans modifier ses comportements.
Une philosophie ne survit pas seule. Elle a besoin d'un terrain.

Nous croyons que diriger est une responsabilité avant d'être un privilège.
Nous croyons que la performance ne justifie jamais de perdre l'humain.
Nous croyons que l'autorité doit créer de la capacité, et non de la dépendance.
Nous croyons que servir peut être une manière de grandir.
Nous croyons que protéger ne signifie pas contrôler.
Nous croyons que transmettre est une responsabilité du leader.
Nous croyons que l'humilité est une force.
Nous croyons que personne ne peut grandir à la place d'un autre.
Nous croyons enfin qu'un leader ne devrait pas être jugé uniquement sur ce qu'il accomplit pendant qu'il est là, mais aussi sur ce qui continue de grandir après son départ.


Le Humanership ne s'invente pas.
Il se révèle.
Dans notre manière de décider.
Dans notre manière de servir.
Dans notre manière de transmettre.
Dans notre manière de faire grandir les autres.